Le centre de santé à Karaya 

Le centre de santé à Karaya a été construit en 2014 sur le terrain de l'école, composée elle-même de 9 classes.

Les objectifs de ce projet sont d’aider au développement de la sécurité sanitaire du village de Karaya (650 habitants) par : la construction d’un bâtiment en dur comportant une terrasse, une salle de soins, une salle de consultation, un bureau et des toilettes. Ultérieurement, la construction d’un mur de clôture sécurisera l’ensemble (centre et école) qui se trouve à 50 mètres du fleuve.

Les villageois au travail

Le centre de santé en mai 2014

Ce centre répond à un besoin crucial des élèves et des villageois qui doivent, pour se soigner, se rendre à Kérouané (10 kms) ou traverser le fleuve pour se rendre à Maloum. Par ailleurs, faute d'eau potable, beaucoup d'enfants souffrent de bilharziose.

 Début 2014, dès que le niveau du fleuve leur a permis, les villageois, très motivés par ce projet, ont extrait du sable du lit du fleuve et fabriqué des briques pour la construction. Ils se sont aussi chargés de l'approvisionnement en eau. C'est le 3ème centre de santé pour une commune comprenant 19 villages.  

 

 Makan Diarra, président d'ADLAIN et le chef du village de Karaya

 

 

En juin, les travaux se poursuivent : le toit est posé, les cloisons sont montées et les enduits
commencent.  
  Fin 2014, Les portes et fenêtres sont en place, de belles peintures recouvrent les murs et les huisseries.

  Le centre est terminé mais vide ! 
  Ni les latrines, ni la "terrasse", sorte d'auvent initialement prévue
  ne sont construites, faute de moyens financiers.
 

  Le mur d'enceinte n'est pas commencé.

    

 Les façades et pignons sont peints,

 les portes et fenêtres montées

 Le 1er Avril 2015, l'urgence sanitaire est telle que le centre est inauguré malgré un manque
de mobilier et de matériel médical, grâce au soutien du médecin chef du CESCOM de Sabouciré
(Centre de santé Communautaire mis en place par le gouvernement). Il a fournit les premiers
médicaments et mis 3 agents à disposition du centre (un homme et deux femmes).

Fin juin LA MALINA apporte un nouvel appui financier et en Octobre 2015, le mur d'enceinte est construit et sécurisé par un portail, les latrines sont en cours de construction et le premier équipement suit (table et armoire, bancs et chaises). Une aide financière est aussi apportée aux aides infirmiers.

En décembre 2015, Diadié Sakiné, vice-président de l'association rapporte de la commune de Logo les photos suivantes :

      Le président du comité de gestion du centre de santé

L'infirmier à table offerte par LA MALINA



L'armoire à pharmacie

Les bancs métalliques

    

Hamady Cissé, chef du village de Karaya sur une des chaises financées par LA MALINA  

2016 : les latrines sont couvertes

 

2017

Le Samedi 15 Avril 2017, à l'initiative du Docteur Salifou Bagayoko s'est tenue à Karaya une Assemblée générale d'information et de sensibilisation sur la proposition de prise en charge du salaire de l'infirmier par LA MALINA pendant 1 an et les divers.
Etaient présents : Le Docteur Bagayoko, le chef de village de Karaya, l'Iman, le président du comité de gestion du centre, les notables, les jeunes et les femmes de karaya.

   

2018

Le 23 Janvier, le Docteur Bagayoko envoie ses meilleurs vœux de santé, longévité, prospérité et de réussite à LA MALINA et fait le rapport suivant sur le centre de santé de Karaya :

"Nous avons travaillé de Avril 2017 à Décembre 2017 soit 9 mois. Nous avons payé le technicien de santé et le personnel d'entretien (grâce à l'aide de la MALINA). Le montant s'élevait à 525 000 FCFA (800 €).

Au total 503 consultations ont été effectuées reparties comme suit :

 de 0 à 11 mois =54

de 1 à 4 ans  = 68

 de 5 à 14 ans = 100

de 15 à 44 ans = 137

de 45 à 59 ans = 77

60 ans et plus = 67

Accouchements = 57
Consultations prénatales = 73

A la fin du mois de décembre, le bilan financier est le suivant :

Valeur des médicaments au dépôt 451.060,75 FCFA (687 €)
Caisse médicaments 338.300 FCFA (515 €)
Consultations 209.100 FCFA (318 €)

Les maladies fréquentes sont le paludisme, les infections respiratoires aigües, les diarrhées infectieuses et la bilharziose.
D'énormes difficultés existent : insuffisance de petits matériels, absence de boîtes d'accouchement, de table d'accouchement, de table de consultation, la non électrification du centre."

Mai 2018